DPE à Saint-Pierre-Les Bordes à Montbard : bâti, étiquettes et enjeux

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Saint-Pierre-Les Bordes, les 554 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, avec une forte présence du bâti de 1948-1974. La part de logements classés F ou G atteint 4,3 %, contre 9,6 % dans l’ensemble de Montbard.

DPE à Saint-Pierre-Les Bordes à Montbard : bâti, étiquettes et enjeux — Montbard

Le dossier énergétique de Saint-Pierre-Les Bordes repose sur 554 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 1 541 DPE analysés à Montbard. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles font apparaître un parc largement constitué d’appartements, où les constructions de 1948-1974 occupent une place dominante. Les étiquettes C et D sont les plus présentes, tandis que les classes F et G restent moins fréquentes qu’à l’échelle municipale. Cette photographie constitue un repère pour comprendre le contexte d’une vente ou d’une location, sans remplacer l’examen du diagnostic propre au logement concerné.

Un bâti dominé par les appartements de 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Saint-Pierre-Les Bordes)Part du quartier
A10,2 %
B10,2 %
C24444,0 %
D23542,4 %
E498,8 %
F162,9 %
G81,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Saint-Pierre-Les Bordes (Montbard).

La période 1948-1974 représente 64,4 % des diagnostics de Saint-Pierre-Les Bordes. Le profil du quartier se distingue donc par la forte présence de logements construits durant cette période, plutôt que par un poids important du bâti ancien. Les constructions antérieures à 1948 ne représentent que 1,6 % des diagnostics, contre 18,5 % à Montbard. Au total, 66,1 % des logements diagnostiqués dans le quartier datent d’avant 1975. Les maisons individuelles constituent 13,2 % de l’échantillon local, le reste correspondant à des appartements. Ces proportions décrivent la structure du parc observé ; elles ne renseignent pas, à elles seules, sur les matériaux, les équipements de chauffage ou les travaux éventuellement réalisés dans chaque bâtiment.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 64,4 % des diagnostics. Cette concentration chronologique caractérise le quartier, mais ne permet pas d’attribuer un même état énergétique à tous les bâtiments concernés.
  • Bâti d’avant 1948 : 1,6 % dans le quartier, contre 18,5 % dans la ville. Saint-Pierre-Les Bordes présente ainsi une proportion nettement plus faible de logements diagnostiqués appartenant à cette période ancienne.
  • Maisons individuelles : 13,2 % des logements diagnostiqués. Les appartements constituent le reste de l’échantillon ; les résultats globaux doivent donc être lus en tenant compte de cette prédominance.
  • Surface médiane : 69 m² dans le quartier, contre 66 m² à Montbard. Ce repère complète la description du parc, sans indiquer la surface de chaque logement ni sa distribution intérieure.

Des étiquettes C et D majoritaires, peu de classes A et B

La répartition des 554 DPE est principalement portée par les classes C et D : elles comptent respectivement 244 et 235 diagnostics. La classe E regroupe 49 logements, tandis que les classes F et G en rassemblent respectivement 16 et 8. À l’autre extrémité de l’échelle, les classes A et B ne comptent chacune qu’un diagnostic. Le profil observé n’est donc ni dominé par les étiquettes les plus favorables, ni marqué par une forte concentration de passoires énergétiques. Il se situe surtout autour des classes C et D. Cette répartition montre aussi que l’appartenance au quartier ne suffit pas à anticiper une étiquette : des situations énergétiques différentes y coexistent, malgré une période de construction largement dominante.

Une part de passoires inférieure à celle de Montbard

Saint-Pierre-Les Bordes compte 24 logements classés F ou G, soit 4,3 % des diagnostics du quartier, contre 9,6 % pour l’ensemble de Montbard. Sur cet indicateur, le quartier présente donc une situation plus favorable que la référence municipale. La consommation médiane va dans le même sens : elle atteint 175 kWh/m²/an, contre 184 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur, avec 1 083 € contre 1 119 €. Il faut toutefois comparer des indicateurs de même nature : il s’agit ici de médianes, et non de moyennes arithmétiques. Ces écarts décrivent les échantillons analysés ; ils ne démontrent pas que chaque logement du quartier consomme moins qu’un logement situé ailleurs dans Montbard.

  • Passoires énergétiques F et G : 4,3 % à Saint-Pierre-Les Bordes et 9,6 % à Montbard. La comparaison porte sur leur fréquence dans les diagnostics analysés, pas sur la totalité des logements recensés.
  • Consommation médiane : 175 kWh/m²/an dans le quartier, contre 184 kWh/m²/an dans la ville. Cet indicateur fournit un repère par unité de surface, sans restituer la diversité des consommations individuelles.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 083 € contre 1 119 €. Ces montants sont des estimations issues des données DPE, et ne doivent pas être présentés comme les factures constatées de chaque occupant.
  • Surface médiane : 69 m² contre 66 m². Les deux échantillons n’ont donc pas exactement le même profil de surface ; les seules données disponibles ne permettent pas d’expliquer l’origine des écarts énergétiques.

Vendre : situer le logement sans généraliser les résultats

Pour préparer une vente à Saint-Pierre-Les Bordes, les résultats du quartier servent avant tout de point de comparaison. Un logement classé C ou D s’inscrit dans les catégories les plus représentées parmi les 554 diagnostics étudiés. Un logement classé F ou G appartient, à l’inverse, à un groupe moins fréquent localement, qui rassemble 24 diagnostics. Cette distinction aide à présenter sa situation énergétique avec précision, sans déduire une valeur de vente ni un niveau d’intérêt des acquéreurs. Les données fournies ne mesurent ni les transactions ni les négociations. La présentation du bien doit donc distinguer son étiquette individuelle, ses propres estimations énergétiques et le contexte statistique du quartier, plutôt que lui attribuer automatiquement les résultats médians locaux.

Louer : privilégier les caractéristiques du bien concerné

Pour une mise en location, la même distinction entre contexte local et situation individuelle reste essentielle. Le coût annuel médian estimé de 1 083 € ne constitue pas un budget garanti pour le futur occupant. De même, la consommation médiane de 175 kWh/m²/an ne décrit pas nécessairement le logement proposé. Le diagnostic du bien doit être examiné pour comprendre son positionnement, notamment lorsque son étiquette est E, F ou G, classes présentes dans le quartier. Les statistiques fournies ne suffisent pas à établir les conditions réglementaires applicables à une location particulière. Elles permettent en revanche de préparer une présentation factuelle du logement et d’identifier les informations à vérifier, sans confondre la faible proportion locale de passoires avec une conclusion individuelle.

Questions fréquentes

Quel type de logement domine à Saint-Pierre-Les Bordes ?

Les appartements dominent l’échantillon analysé : les maisons individuelles n’en représentent que 13,2 %. La période de construction la plus présente est 1948-1974, avec 64,4 % des diagnostics. Ces deux caractéristiques décrivent le profil général du bâti observé, sans permettre d’associer automatiquement une période, un type de logement et une étiquette DPE précise.

Le quartier compte-t-il moins de passoires énergétiques que Montbard ?

Oui, dans les données analysées : les classes F et G représentent 24 logements, soit 4,3 % des diagnostics de Saint-Pierre-Les Bordes, contre 9,6 % à Montbard. Cette proportion inférieure concerne l’échantillon disponible. Elle ne signifie pas qu’aucun logement du quartier ne présente une performance énergétique faible.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien ?

Le montant de 1 083 € par an peut être cité comme repère statistique local, en précisant qu’il s’agit d’un coût énergétique médian estimé. Il ne remplace pas l’estimation figurant dans le diagnostic du logement vendu ou loué et ne prédit pas sa facture réelle. La référence municipale de 1 119 € sert uniquement à contextualiser la comparaison.

Sources officielles

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